«âŻNous devons affirmer avec clartĂ© que les Outreâmer vivent encore aujourdâhui des disparitĂ©s criantesâŻ: accĂšs inĂ©gal Ă lâĂ©ducation, Ă la santĂ©, Ă lâĂ©conomie et Ă une justice Ă©quitable. Ces territoires, pourtant piliers de la RĂ©publique, cumulent pauvretĂ© Ă©levĂ©e, chĂŽmage structurel et coĂ»t de la vie prohibitif.
Notre mouvement sâengage Ă faire entendre la voix des Ultramarins, Ă transformer la colĂšre en propositions concrĂštesâŻ: renforcer les infrastructures, soutenir la souverainetĂ© alimentaire et Ă©nergĂ©tique, donner aux jeunes des perspectives rĂ©elles dâemploi et de formation, et replacer la dignitĂ© au cĆur de lâaction publique.
«âŻNous croyons en des territoires dâOutreâmer libres, responsables et partenaires dâune vision commune des territoires, respectueuse de leur souverainetĂ©, de leur culture et de leur avenir.âŻÂ»
Que vous viviez Ă Paris, Lyon, Marseille ou ailleurs dans lâHexagone, vous faites partie intĂ©grante de notre histoire et de notre avenir commun.
Le Front Ultramarin est né pour rassembler toutes celles et ceux qui refusent que la distance efface leur lien avec nos territoires, nos cultures et nos combats.
Nos voix portent loin, mais elles doivent se faire entendre ici aussi, lĂ oĂč les dĂ©cisions se prennent, lĂ oĂč nos rĂ©alitĂ©s doivent ĂȘtre comprises et respectĂ©es.
Chaque don, chaque adhĂ©sion, chaque action compte pour faire exister notre vision dâun avenir plus juste, solidaire et reprĂ©sentatif.
đŹÂ Pourquoi agir depuis la France ?
Parce que câest ici que se jouent nos droits, nos politiques publiques, et la reconnaissance de nos spĂ©cificitĂ©s.
Parce quâensemble, depuis la mĂ©tropole, nous pouvons :
đ€Â Comment contribuer ?
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âĄïžÂ AdhĂ©rez : devenez membre du Front Ultramarin, bĂ©nĂ©ficiez dâavantages et participez activement Ă notre mouvement.
âĄïžÂ Rejoignez nos actions : webinaires, rencontres, projets solidaires â chaque voix compte, chaque prĂ©sence change la donne.
âïžÂ Ensemble, faisons vivre la voix ultramarine partout en France.
Loin de nos Ăźles, mais toujours liĂ©s par le cĆur et la conviction, nous avons le pouvoir dâagir, dâinspirer et de transformer.
Ce que nous construisons aujourdâhui, câest une force collective au service de la justice, de la dignitĂ© et de la fiertĂ© de nos origines.
đ AdhĂ©rez ou faites un don dĂšs maintenant pour que la voix ultramarine rĂ©sonne lĂ oĂč elle doit ĂȘtre entendue : au cĆur de la RĂ©publique.










Ce que demandent les peuples des territoires dâoutre-mer
Autonomie politique ou indĂ©pendance (selon les mouvements et les territoires : certains rĂ©clament plus dâautonomie, dâautres lâindĂ©pendance).
Reconnaissance historique et mémoire : reconnaissance officielle des souffrances (esclavage, matactivités coloniales), modification des programmes scolaires, commémorations, retrait ou contextualisation de monuments.
RĂ©parations et justices transitionnelles : rĂ©parations matĂ©rielles et symboliques pour lâesclavage, pour des politiques sanitaires/Ă©cologiques dommageables (chlordĂ©cone), pour les consĂ©quences des essais nuclĂ©aires, etc.
Restitution du patrimoine culturel : retour dâobjets, archives ou restes humains pris durant la colonisation.
Droits fonciers et protection des terres/ressources : titres fonciers, contrĂŽle local des ressources (pĂȘche, mines, nickel en Nouvelle-CalĂ©donie).
ĂgalitĂ© rĂ©elle et dĂ©veloppement socio-Ă©conomique : lutte contre les inĂ©galitĂ©s (accĂšs Ă lâemploi, santĂ©, logement), prix plus Ă©levĂ©s, coĂ»t de la vie, infrastructures.
Protection environnementale et sanitaire : dépollution, mesures de santé publique (ex. épandages ou polluants historiques), et droit de participer aux décisions environnementales. Ces revendications reviennent dans la plupart des territoires, avec des priorités locales différentes (ex. nickel en NC, essais nucléaires en Polynésie, chlordécone aux Antilles).
PĂ©riode coloniale & esclavage (du XVIá” au XIXá” siĂšcle selon les lieux) : mise en place des plantations (Antilles, RĂ©union), traite et esclavage avec impacts dĂ©mographiques, sociaux et culturels durables. La mĂ©moire et la revendication des rĂ©parations en dĂ©coulent aujourdâhui.
Abolitions et transformations : 1848 (abolition de lâesclavage dans les colonies françaises) â lourdes consĂ©quences sociales et Ă©conomiques.
DĂ©partementalisation (1946) : certaines colonies deviennent dĂ©partements dâoutre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La RĂ©union en 1946), modifiant le statut juridique et la relation avec la mĂ©tropole. Mayotte devient dĂ©partement en 2011 aprĂšs rĂ©fĂ©rendum.
Statuts spĂ©cifiques et collectivitĂ©s : au fil du temps plusieurs statuts diffĂ©rents sont apparus (collectivitĂ©s dâoutre-mer, statut particulier de la PolynĂ©sie, Nouvelle-CalĂ©donie avec le NoumĂ©a Accord, etc.). Ces statuts traduisent des degrĂ©s variĂ©s dâautonomie.
NoumĂ©a Accord (1998) et rĂ©fĂ©rendums en Nouvelle-CalĂ©donie (2018, 2020, 2021) : processus encadrĂ© pour une dĂ©colonisation nĂ©gociĂ©e â trois rĂ©fĂ©rendums ont eu lieu, lâindĂ©pendance ayant Ă©tĂ© refusĂ©e Ă chaque fois mais la question reste source de tensions et dâĂ©pisodes violents rĂ©cents.
Loi Taubira (2001) : reconnaissance par la loi française de la traite et de lâesclavage comme crime contre lâhumanitĂ© (loi dite « Taubira »). Cela a Ă©tĂ© un jalon mĂ©moriel et juridique majeur pour des revendications de reconnaissance.
Faits reconnus par la loi ou par des décisions (exemples)
Esclavage & traite reconnus comme crime contre lâhumanité : la loi de 21 mai 2001 (loi Taubira) reconnaĂźt la traite et lâesclavage comme crimes contre lâhumanitĂ©. Cela concerne directement lâhistoire des Antilles, de la RĂ©union, etc.
Essais nuclĂ©aires en PolynĂ©sie : la France a rĂ©alisĂ© des essais nuclĂ©aires en PolynĂ©sie française (1966â1996). Des lois et mĂ©canismes dâindemnisation ont Ă©tĂ© mis en place (crĂ©ation dâun comitĂ© dâindemnisation, prĂ©somptions pour certaines pathologies dans la loi de 2010), et les demandes de reconnaissance/reparations persistent.
ResponsabilitĂ© Ă©tatique reconnue (exemples rĂ©cents) : pour le polluant chlordĂ©cone dans les Antilles (Martinique/Guadeloupe) â plusieurs dĂ©cisions de justice et dâappel, et des enquĂȘtes, ont reconnu la faute ou la nĂ©gligence de lâĂtat et ont ouvert la voie Ă des indemnisations et Ă des critiques fortes sur la gestion sanitaire et environnementale. (affaires et arrĂȘts 2022â2025).
ĂvĂ©nements / politiques dĂ©noncĂ©s comme violations graves ou crimes par victimes, ONG ou historiens
RĂ©pression et violences en Nouvelle-CalĂ©donie (annĂ©es 1980, Ă©pisode dâOuvĂ©a 1988) : lâaffaire dâOuvĂ©a (prise dâotages et intervention des forces françaises en 1988) reste une blessure politique et humaine majeure; elle a Ă©tĂ© largement documentĂ©e et questionnĂ©e quant aux mĂ©thodes employĂ©es.
Conditions coloniales et dĂ©possessions structurelles : de nombreux historiens et mouvements locaux parlent de violences structurelles (expropriations, travail forcĂ©, marginalisation) et demandent rĂ©paration/reconnaissance â ces dĂ©bats alimentent les demandes politiques contemporaines. (voir dossiers mĂ©moriels et associations).
Reconnaissance officielle + excuses / mĂ©moire pour des politiques (esclavage, traitements sanitaires), au-delĂ de la loi Taubira qui reconnaĂźt lâesclavage comme crime contre lâhumanitĂ© â les demandes portent aussi sur la responsabilitĂ© de lâĂtat pour des scandales sanitaires (chlordĂ©cone) ou les effets des essais nuclĂ©aires.
Réparations économiques et sociales : fonds de réparations, plans de rattrapage, indemnités individuelles et collectives. Ces demandes se multiplient (associations, collectifs, élus locaux).
Autodétermination et nouveaux statuts : en particulier pour la Nouvelle-Calédonie (processus Nouméa) et pour certains mouvements en Polynésie et en outre-mer qui réclament un pouvoir décisionnel élargi.
DĂ©pollution et santĂ© publique : campagnes de dĂ©pollution, accĂšs Ă lâeau, prises en charge sanitaires, surveillance des cancers liĂ©s Ă pesticides ou radiations. Les tribunaux et organes internationaux sâen mĂȘlent (ONG, CEDH/ONU, etc.).
Juridiquement, la loi Taubira (2001) qualifie la traite et lâesclavage commis Ă partir du XVe siĂšcle comme crimes contre lâhumanitĂ© en droit français â câest la reconnaissance la plus nette et ancienne qui concerne directement des populations dâoutre-mer.
Pour dâautres Ă©vĂ©nements (rĂ©pressions, essais nuclĂ©aires, scandales sanitaires), la qualification de « crime contre lâhumanitĂ© » nâa pas systĂ©matiquement Ă©tĂ© retenue par les juridictions françaises ; on trouve plutĂŽt des reconnaissances de faute, de nĂ©gligence grave, des condamnations civiles/administratives, ou des mĂ©canismes dâindemnisation. En revanche, de nombreuses revendications politiques et mĂ©morielles considĂšrent ces faits comme des violences dâĂtat comparables â dâoĂč demandes de rĂ©parations et de vĂ©ritĂ©s.
1848 : abolition de lâesclavage (colonies).
1946 : départementalisation de plusieurs colonies (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion).
1998 : Nouméa Accord (NC).
2001 : loi Taubira (esclavage = crime contre lâhumanitĂ©).
2010 : loi et organes dâindemnisation pour victimes des essais nuclĂ©aires (crĂ©ation de la Commission dâindemnisation des victimes des essais nuclĂ©aires).
2011 : Mayotte devient département français.
2018/2020/2021 : référendums en Nouvelle-Calédonie.
2022â2025 : jurisprudence et dĂ©bats importants sur le chlordĂ©cone (responsabilitĂ©/indemnisation de lâĂtat).
Les revendications communes tournent autour de reconnaissance historique, rĂ©parations, autodĂ©termination/plus dâautonomie, justice environnementale/sanitaire, restitution du patrimoine et égalitĂ© concrĂšte. Sur les « crimes contre lâhumanitĂ© », la principale reconnaissance juridique en droit français concerne lâesclavage (loi Taubira, 2001). Pour dâautres atteintes graves (essais nuclĂ©aires, scandales sanitaires, rĂ©pressions), il y a eu des reconnaissances partielles (responsabilitĂ©, indemnisation, lois spĂ©cifiques) mais la qualification juridique « crime contre lâhumanitĂ© » nâest pas homogĂšne : beaucoup de demandes restent en dĂ©bat politique et judiciaire.
â Nous rejoindre, pour vous soutenir.
Le changement ne se fera pas seul. Pour rĂ©tablir nos droits fondamentaux et faire entendre nos voix, nous devons agir ensemble. Partage, mobilisation, solidaritĂ© â chaque geste compte pour bĂątir un mouvement puissant, capable de faire trembler les quatre coins du globe. đ Notre force, câest notre union. Unis, nous pouvons dĂ©placer les montagnes. Et ensemble, nous ferons en sorte que nos rĂ©alitĂ©s ne soient plus ignorĂ©es.
đ 3 façons dâagir :
